L’audition sur une éventuelle mise en accusation de Joe Biden se solde par un échec

Le président américain Joe Biden a-t-il bénéficié personnellement des activités commerciales de son fils Hunter Biden à l’étranger et a-t-il menti à ce sujet ?

C’est ce que les élus républicains ont tenté de prouver jeudi lors d’une audition sur l’éventuelle mise en accusation du président démocrate. Selon l’agence de presse Reuters, bien que des documents aient été présentés concernant un certain nombre de paiements à l’étranger à des membres de la famille de Joe Biden, les républicains n’ont pas réussi à fournir des preuves irréfutables que le président en avait bénéficié de quelque manière que ce soit.

Au lieu de cela, selon le New York Times, l’audition s’est transformée en une séance chaotique au cours de laquelle même les témoins clés des républicains ont admis qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour justifier la destitution.

« Si les républicains avaient un pistolet fumant, ou même un pistolet à eau, ils le présenteraient aujourd’hui. Mais ils n’ont rien sur Joe Biden », a déclaré le démocrate Jamie Raskin, qui siège à la Chambre des représentants, selon le New York Times.

La majorité simple suffit à la mise en accusation

L’audition de jeudi visait à examiner les preuves que les républicains ont rassemblées contre Hunter Biden, le fils de Joe Biden, qui a parfois été une épine dans le pied du président. Récemment, Hunter Biden a été accusé de violations de la loi sur les armes à feu, ce qu’il nie, après des années de lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie.

Les républicains estiment qu’à travers ses activités commerciales à l’étranger, le fils a vendu l’accès à son père influent. Dans le même temps, ils estiment que Joe Biden a profité des politiques qu’il a menées lorsqu’il était vice-président de Barack Obama entre 2009 et 2017. En outre, les républicains sont convaincus que le ministère de la Justice a interféré dans l’enquête criminelle sur Hunter Biden.

Il n’est pas certain que les républicains, avec leur courte majorité de 221 contre 212 à la Chambre des représentants, disposent d’un nombre suffisant de voix pour engager une procédure de destitution proprement dite. Toutefois, il suffit d’une majorité simple. La mise en accusation d’un président requiert l’approbation des deux tiers des 100 membres du Sénat. Au Sénat, les démocrates disposent d’une majorité de 51 contre 49.

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