Les analystes considèrent le sommet comme une occasion pour Poutine de montrer sa force

Le président russe Vladimir Poutine tentera de montrer qu’il a toujours la mainmise sur la Russie lors d’un sommet virtuel avec l’Inde et la Chine, entre autres, mardi.

C’est ce qu’ont déclaré plusieurs analystes à l’agence AP.

Lundi, il est apparu que Poutine assistera à une réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Le Kremlin l’a annoncé sans donner plus de détails, selon l’agence de presse AFP.

L’OCS est une organisation de coopération politique, économique et sécuritaire fondée par la Russie et la Chine en 2001.

La réunion de mardi sera la première réunion multilatérale de Poutine depuis la mutinerie du groupe Wagner le mois dernier, qui a fini par s’essouffler.

« Poutine essaiera de montrer à ses partenaires qu’il est toujours aux commandes », a déclaré à AP Tanvi Madan, expert en politique étrangère au sein du groupe de réflexion Brookings Institution.

Madan pense que Poutine « ne laissera aucun doute sur le fait que le défi lancé à son gouvernement a été écrasé ».

Selon l’AFP, les médias d’État chinois rapportent que le président chinois Xi Jinping participera également à la réunion.

Le sommet est organisé par l’Inde, avec le Premier ministre Narendra Modi à la tête de la table.

L’Iran devrait être admis en tant que membre à part entière lors de la réunion.

Les autres membres sont le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, tandis que le Belarus et la Mongolie sont invités en tant qu’observateurs.

La réunion a lieu environ une semaine et demie après que le groupe de l’armée privée Wagner a progressé à travers la Russie. Le groupe se serait arrêté à environ 200 kilomètres de Moscou.

Les troubles en Russie ont commencé lorsque le chef du groupe Wagner, Yevgeny Prigozhin, a accusé la défense russe de bombarder les positions du groupe Wagner en Ukraine, où les deux groupes se battent côte à côte.

La rébellion a été arrêtée pour « éviter de verser le sang russe », grâce à un accord conclu avec l’aide du président biélorusse Alexandre Loukachenko.

Selon des sources officielles russes, Prigozhin s’est vu offrir l’exil en Biélorussie, pays voisin et proche allié de la Russie.

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