Montpellier - Appel à la mobilisation étudiante le 4 février 2021

Montpellier - Appel à la mobilisation étudiante le 4 février 2021

Montpellier - Appel à la mobilisation étudiante le 4 février 2021

Par Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier - S.C.U.M, le 01 Février 2021

Nous ne voulons plus compter nos mort·e·s : appel à la mobilisation étudiante le 4 février

Le 26 janvier, les étudiant·e·s se sont mobilisé·e·s dans plusieurs villes de France de manière plus large que les 20 et 21 janvier.

Emmanuel Macron avait pourtant essayé de réduire la colère étudiante avec des effets d’annonces, mais celles-ci ne règlent pas le problème de la détresse étudiante. Pour preuve, l’annonce d’une reprise partielle des cours en présentiel est impossible pour un grand nombre de filières. C’est la conséquence d’un refus du gouvernement de joindre à ces retours partiels les investissements humains et financiers nécessaires. De plus, les étudiant·e·s n’attendent pas seulement que le restaurant universitaire soit à 1€, ils et elles attendent de réelles actions contre la précarité structurelle qui les touchent.

D’après le ministère, une augmentation du nombre de psychologues permettrait de résoudre la situation de détresse psychologique critique des étudiant·e·s. Par cette mesure, le gouvernement n’apporte qu’une réponse partielle à l’un des symptômes du mal-être étudiant. Tout au long de la crise sanitaire, le passage en distanciel a été trop souvent compensé par une surcharge de travail qui a dégradé nos conditions de formation.

La République En Marche jette également de l’huile sur le feu en proposant la mise en place de prêts étudiants de 10 000€. Nous tenons à rappeler que les dépenses mensuelles d’un·e étudiant·e·s sont d’environ 1000€. Ainsi ces prêts ne seraient absolument pas une solution structurelle mais surtout ils précariseraient les étudiant·e·s sur le long terme en les endettant dès 18 ans. Nous refusons un modèle anglo-saxon qui mettrait notre avenir à crédit !

La mobilisation est d’autant plus importante car nous risquons un potentiel reconfinement. Seule celle-ci peut nous permettre d’obtenir de réelles victoires. Il faut des mesures fortes pour ne pas exacerber la précarité et l’isolement auquel nous faisons déjà face.

Aussi nous exigeons :

  • Un plan national de lutte contre la précarité étudiante comprenant notamment une revalorisation des bourses et des APL, la création d’une allocation financière minimum, l’ouverture des bourses et des aides d’urgences aux étudiant·e·s étranger·e·s. Ainsi que la mise en place de distributeurs de protections périodiques gratuites dans toutes les universités et résidences universitaires.
  • Obtenir la possibilité pour tous et toutes de suivre les cours sur site s’ils et elles le souhaitent, avec la mise en place d’une diffusion en ligne et l’enregistrement du cours, complété par un investissement d’ampleur dans des ordinateurs et des clés 4G. Il est nécessaire qu’une égalité de moyens soit assurée entre universités pour permettre la poursuite des cours. Ainsi, il est indispensable d’embaucher des enseignant·es, des personnels administratif·ves, de titulariser des contractuel·les, de réquisitionner et de construire de nouveaux locaux si besoin.
  • Des consignes nationales claires encadrant les enseignements et les examens durant la crise sanitaire de manière égale entre toutes les universités. Les droits acquis des étudiant·e·s (droits de bourses, visa, redoublement) devront être maintenus pour l’année prochaine.

Le gouvernement débloque des dizaines de milliards d’euros pour des entreprises se gavant de dividendes et qui multiplient les plans de licenciement, il devrait en être capable pour sa jeunesse également, alors que la vague de suicides ne cesse pas.

En conséquence, nous appelons l’ensemble des étudiant·e·s partout en France à se mobiliser le 4 février !


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