Béziers - Une manifestation pour défendre le droit à l'instruction en famille !

Béziers - Une manifestation pour défendre le droit à l'instruction en famille !

Béziers - Une manifestation pour défendre le droit à l'instruction en famille !

Par Patrice Hanriot, le 02 Décembre 2020

Entrons en résistance pour le maintien de la liberté d’instruction.

Ce samedi 5 décembre à partir de 9h30 jusque 11h30, une manifestation face au théâtre sur les allées Paul Riquet. Celle-ci est organisée pour défendre le droit à l’instruction en famille. Parents et enfants seront sur place et normalement, M. et Mme Menard nous rejoindrons pour nous apporter leur soutien. 

Le 2 octobre dernier, M. Macron a souhaité sonner le glas à l’instruction en famille en annonçant sa volonté de l’interdire sous prétexte de sécurité intérieure.

Pour le gouvernement et certains de nos contemporains, la mort de l’Instruction En Famille est actée. Mais c’est oublier que parents, familles, associations ont décidé d’entrer en résistance pour le maintien de cette précieuse liberté. Aujourd’hui, c’est l’ensemble de la société qui est concerné.

Nous, parents instruisant en famille, affirmons que cette mesure est : 

  • INUTILE :  La pratique de l’instruction en famille est déjà réglementée et encadrée par un dispositif légal.  
  • CALOMNIEUSE : Assimiler les familles pratiquant l’IEF en toute légalité à des « ennemis de la République ou de l’ordre public » constitue une atteinte inacceptable.
  • LIBERTICIDE : Elle gomme littéralement une liberté inscrite dans le droit français depuis plus de 100 ans. 

Nous dénonçons les intentions liberticides du Président de la République visant à rendre illégale l’instruction en famille.

En France, cela représente actuellement environ 50 000 familles.

Ce ne sont pas des enfants enfermés au sein d’une famille, mais bien des enfants en lien avec la société, qui ont beaucoup d’amis, qui côtoient des personnes de tous âges et de tout milieu social, qui sont amis avec des enfants dont certains sont scolarisés et d’autres hors-écoles, qui pratiquent des activités extra-scolaires, et sont acteurs de cette société.

Ces familles sont contrôlées chaque année par l’éducation nationale et tous les 2 ans par la mairie. De plus de nombreuses années de contrôles et d’études sur ces familles ont prouvé que ce n’est pas un milieu sectaire, et les terroristes ne viennent pas de l’instruction en famille.

L’instruction en famille concerne tout parent qui un jour peut avoir besoin de déscolariser son enfant, pour un temps plus ou moins long, parce que c’est un besoin, une nécessité pour l’enfant. L’instruction en famille est une liberté offerte à tous, et les familles ne sont pas toutes aisées financièrement, ce n’est pas réservé à une élite. La concentration en revenus faibles est plus importante en instruction en famille que dans la moyenne française.

Nous nous insurgeons contre cette décision piétinant la liberté d’enseignement et faisant table rase du droit fondamental de tout parent, ancré dans la loi depuis 1882 et consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme, de choisir le mode d’instruction de son enfant.

Incapable d’apporter des réponses concrètes aux enfants en souffrance à l’école, l’État préfère supprimer toutes solutions contribuant au bien-être des plus jeunes. Au lieu de s’attacher à moderniser l’école et remettre en question un système dépassé, le Président refuse la mise en place par les familles de pédagogies et initiatives innovantes, qui assurent une instruction de qualité aux enfants.

Plutôt que d’ouvrir le dialogue et tenter de comprendre les motivations des familles, le Président les accuse de séparatisme et tombe dans un amalgame récurrent en prétendant lutter contre la radicalisation alors qu’aucune étude n’a établi de lien entre celle-ci et l’instruction en famille.

L’État voudrait endiguer le flot croissant de déscolarisations, mais n’oublions pas que l’abaissement à 3 ans de l’instruction obligatoire en 2019 a nécessairement augmenté brutalement les effectifs d’enfants instruits à domicile, cette tendance s’accentuant aujourd’hui pour des raisons contextuelles liées à la situation sanitaire, mais étrangères à un supposé séparatisme.

Monsieur Macron se trompe de cible : les enfants instruits en famille ne sont ni perdus, ni à la dérive, ni hors radars, ni invisibles. Ils sont bel et bien implantés dans la société, en tant que citoyens responsables, sans se cacher mais avec fierté. Mais en a-t-il déjà rencontré ?

 

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