Sète - PCF – La pandémie du COVID 19 a révélé la crise de l'hôpital public, et plus généralement, du système de santé en France

Sète - PCF – La pandémie du COVID 19 a révélé la crise de l'hôpital public, et plus généralement, du système de santé en France

Sète - PCF – La pandémie du COVID 19 a révélé la crise de l'hôpital public, et plus généralement, du système de santé en France

Par PCF Section de Sète, le 14 Novembre 2020

PCF – Section de Sète : La pandémie du COVID 19 a révélé la crise de l’hôpital public, et plus généralement, du système de santé en France

La pandémie du COVID 19 qui touche le monde entier et met la France à l’arrêt pendant encore plusieurs mois a révélé dans toute son ampleur la crise de l’hôpital public, et plus généralement, du système de santé en France.

Pourtant pendant des mois, des années, les soignants ont tiré la sonnette d’alarme et un fort malaise s’était exprimé par de nombreux mouvements sociaux touchant tous les secteurs, les urgences comme les autres services, des aides-soignants jusqu’au médecins. (Rappelons par exemple que 1200 médecins, avaient démissionné de leurs fonctions administratives). Les personnels hospitaliers souffrent depuis plusieurs années des politiques d’austérité.

En vingt ans c'est plus de 100 000 lits d'hôpitaux qui ont été supprimés et des établissements de santé fermés et au-delà du manque de personnels, c’est aujourd’hui le renoncement et la fuite des professionnels de la santé qui rajoutent une crise hospitalière à la crise pandémique.

Dans ce contexte, pour le PCF, les accords du Ségur apparaissent assez dérisoires tant les maux sont importants.

Sur notre bassin de vie, les Hôpitaux du Bassin de Thau ne restent pas épargnés par la COVID.

En effet dans un article de Midi Libre daté du 07 Novembre dernier, nous avons été témoins des méfaits de cette maladie. Pour rappel, à l’EHPAD des PERGOLINES, ce sont 63 résidents et patients ainsi que 24 soignants qui ont été testés positifs.

Cette pandémie révèle l’impuissance de nos Etats, gouvernants et il convient dès lors de se donner les moyens d’une véritable réforme de notre système de santé pour qu’il redevienne l’un des meilleurs au monde.

Pour le PCF, une transformation profonde du système de santé est nécessaire, pour rompre avec la logique ultra-libérale où l’économie l’emporte sur la santé, la concurrence sur la coopération, les intérêts privés sur l’intérêt général.

Alors que toute notre attention est fixée sur la capacité de notre système de santé à absorber le choc de l’épidémie de coronavirus, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale de 2021(PLFSS), présenté début octobre, prévoit plus de 800 millions d’euros d'économie sur l’hôpital...

Parmi les mesures préconisées, le gouvernement envisage, sans concertation, la création d’une « participation », au « montant forfaitaire » pour chaque passage aux urgences dès lors que celui-ci ne serait pas suivi d'une hospitalisation. Ce forfait, à peine détaillé dans le PLFSS 2021 (article 28), devrait impacter 80% des patients qui passent par les urgences. Il remplacera l’actuel ticket modérateur laissant à la charge du patient 20 % du coût de ses soins qui seront pris en charge par la complémentaire de santé… enfin pour ceux qui en ont une.

La création de maisons médicales devait être LA réponse palliative à l’engorgement des urgences. A priori cela n’est pas suffisant...

Le PCF dénonce donc un renforcement affirmée d’une inégalité d’accès aux soins pour tous et demande le retrait de cet article 28 qui a pour effet d’orienter notre système de santé vers le modèle anglo-saxon !

Compensant souvent les insuffisances de la médecine de ville, les services d’urgences hospitalières publiques étaient, jusqu’alors, la garantie d’être soigné quelques soient ses revenus. Cette disposition crée un nouvel obstacle à l’accès aux soins et rogne un peu plus sur le principe de solidarité de la Sécurité Sociale.

 

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