Béziers - Discours en mémoire des victimes de l'attentat islamiste de Nice

Béziers - Discours en mémoire des victimes de l'attentat islamiste de Nice

Béziers - Discours en mémoire des victimes de l'attentat islamiste de Nice

Par Ludovic LE MAGOUROU - Groupe Actu Direct, le 02 Novembre 2020

Devant la cathédrale de Béziers, sur le parvis Jacques Hamel, de la cathédrale Saint-Nazaire rassemblement en mémoire des victimes de l'attentat islamiste de Nice. Filmé et diffusé en direct sur notre page Facebook HERAULT direct retrouvez l'intégralité de cet hommage.

Retrouvez aussi l'interview de Robert Ménard 

Discours de Robert Ménard :

Mesdames, messieurs,

Jeudi dernier, l’islamisme a encore frappé notre pays. Il l’a frappé au cœur. À Nice, dans une église. L’auteur, un migrant, un migrant tunisien, à peine arrivé dans notre France ouverte aux quatre vents.

Il a poignardé. Il a égorgé. Il a décapité. Homme et femme, sans distinction. Il a profané un lieu saint, comme un islamiste l’avait déjà fait en 2016 en égorgeant un prêtre dans son église. Nous lui avions à l’époque rendu hommage, en baptisant la promenade, juste à côté, du nom du Père Hamel.

Depuis, le cancer islamiste s’étend. L’horreur de Nice est le dernier épisode de cette tragédie. Nous sommes dépassés, submergés. On ne compte plus les attentats, les tentatives d’attentats, les agressions violentes, les menaces de mort. L’islamisme s’empare de notre quotidien. L’intolérance gagne du terrain. Le communautarisme envahit nos rues, nos commerces. Le voile est de plus en plus porté, par des filles, des enfants de plus en plus jeunes.

Les Français ont peur. Les Français sont tétanisés. Pas la moindre parcelle de notre terre n’est épargnée. Pas même nos églises !

Nos églises, nos cathédrales. Leur silhouette, leur grandiose silhouette, leur beauté, leur majesté, leur présence au cœur de nos cités, navire-amiral de notre civilisation.

Nos églises, nos cathédrales. Véritables temples de notre nation, lieux de croyance millénaires. Elles sont notre roman national, notre horizon, notre âme. Elles sont nos livres de légendes, nos recueils de pierre et d’amour infini. Mais elles sont souvent bien trop vides, victimes d’une désertion de notre peuple. Comme un immense abandon.

Pendant longtemps, trop longtemps, nous n’avons pas voulu voir le réel. Nous l’avons fui, parce qu’il dévoilait de notre pays un visage effrayant. Mais comme disait l’écrivain Joris-Karl Huysmans, « La réalité ne pardonne pas qu’on la méprise ; elle se venge en effondrant le rêve, en le piétinant, en le jetant en loques dans un tas de boue ! »

Le beau rêve de France, lui, se tord de douleurs à nos pieds. Les décapitations sonnent le glas de nos mensonges. Les mots sont déshabillés. Sans pudeur, ils se baladent nus, devant nos yeux d’enfants réveillés en pleine nuit. On espère que cela n’est qu’un cauchemar. Mais non, il fait désormais nuit sur la douce France. Il fera nuit pour longtemps si on ne se lève pas pour chercher la lumière. Et cette lumière sera nimbée de courage ou ne sera pas.

Aujourd’hui, je vous parle à la sortie d’une messe, au pied de notre cathédrale. Un dimanche, le jour du Seigneur, je vous parle de l’horreur qui arrive, de l’horreur qui vient, de cette couleur sombre qui tombe du ciel et noircit nos vies. Je vous parle d’un ennemi qui n’est plus à nos portes mais parmi nous. Je vous parle d’un futur terrible si nous n’y opposons pas une volonté, une fermeté collective.

Aujourd’hui, il nous faut redevenir Français. Redevenir ceux qui résistent, ceux qui se battent, redevenir ce peuple merveilleux qui refuse les compromissions, les accommodements. Ce peuple qui fut l’étendard de la liberté du monde.

Faisons ensemble cette promesse : ils ne gagneront jamais. Et à partir de maintenant, nous les combattrons, sans trembler. Parce que, comme l’écrit un autre écrivain, Thomas Mann : « L’Europe n’existera que si l’humanisme découvre sa virilité, si celui-ci apprend à s’armer et agir en sachant que la liberté ne doit pas être un sauf-conduit pour ceux qui cherche à l’anéantir. »

En France, il n’y aura jamais de place pour la civilisation de mort que ces islamistes nous préparent, nous destinent. Nous allons nous dresser face à eux. Nous allons redevenir dignes de notre histoire et de cette civilisation dont témoigne notre vieille cathédrale.

Pleurons la mort des trois martyrs de Nice. Mais, pour eux, ne taisons pas, une nouvelle fois, ce qui a rendu possible ce massacre : une hospitalité dévoyée, une mauvaise conscience suicidaire, une lâcheté coupable.

Dans un ultime souffle, avant de succomber dans les bras des secouristes, une des fidèles, poignardée au cou, a lâché ces derniers mots : « Dites à mes enfants que je les aimais. » Un mot d’amour face à la haine…

 

 

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