Hérault - Pour le POI : Il ne s'agit pas de protéger la population !

Hérault - Pour le POI : Il ne s'agit pas de protéger la population !

Hérault - Pour le POI : Il ne s'agit pas de protéger la population !

Par Le Parti Ouvrier Indépendant , le 25 Août 2020

Rubrique " Libre expression " :  Communiqué du POI – Comité de l’Hérault

Le préfet de l’Hérault impose, avec le maire de Montpellier, le port du masque obligatoire dans les rues de la métropole.  Il annonce l’interdiction des rassemblements de 10 personnes sur le littoral… Pour « protéger la population » :  vraiment ?

La France vient de connaitre une nette baisse du nombre de cas quotidiens : 1955 ce jour, contre 4897 la veille1 .

Les courbes des décès et des personnes en réanimation (qui dépendent donc beaucoup moins des taux de dépistage) sont également toujours proches du bruit. Si nous ne connaissons pas la dynamique de l’épidémie dans les semaines qui viennent et qu’il faut rester prudents, une chose est cependant sure : le gouvernement cherche clairement, par ses annonces alarmistes, à forcer le trait et taper sur son tambour pour terroriser et utiliser la peur pour empêcher toute expression du mécontentement qui sourd dans tout le pays.

Ainsi, le préfet de l’Hérault vient, en accord avec le nouveau maire de Montpellier, d’imposer le port du masque dans les 24 communes de la métropole2 . En cas de manquement : 135 euros ; en cas de récidive on risque 1500 euros, puis 3750 euros et 6 mois d’emprisonnement.

D’autres mesures devraient venir se rajouter3…

De même, dans sa conférence de presse du 21 aout 2020, en présence des maires de Vias, Portiragnes et Agde, le même préfet explique vouloir interdire les rassemblements de plus de dix personnes.

Pour le moment, aucun arrêté n’a traduit cette dernière intention.

Rajoutons à cela la campagne de culpabilisation de la population, qui avait commencé avec le confinement et qui se poursuit aujourd’hui. Mais une question se pose : jusqu’où cette escalade dans les mesures visant à faire peur va-t-elle s’arrêter ?

Va-t-on croire que ceux qui ont méprisé les revendications des personnels durant 30 ans veulent vraiment défendre notre santé ? Pour protéger la population, il faut dépister, traiter, et surtout en finir avec la casse de l’hôpital public !

Il ne s’agit pas de protéger la population.

Rappelons qu’au moment du pic de contamination, les personnels hospitaliers étaient à court de masques, le dépistage n’était même pas envisagé et la consigne était de reste malade chez soi, et de n’appeler le 15 que si l’on était en état d’insuffisance respiratoire.

Le 15 qui d’ailleurs… était extrêmement difficile à joindre ! Quant à ceux qui proposaient et organisaient de dépister la maladie, les médias se sont chargés de les attaquer au lieu de les soutenir. Pour protéger la population, il faut pour commencer créer les postes statutaires en nombre suffisant, abandonner les plans d’économies, rouvrir les services ainsi que les 70 000 lits supprimés en 30 ans avec l’aide des ARS et des directeurs d’hôpitaux, abroger la T2A, la loi Tourraine !

Le POI n’acceptera pas que sous couvert de pandémie qui menacerait chaque jour de « rebondir », la rentrée soit verrouillée dans le but d’empêcher à la classe ouvrière, à la jeunesse, aux démocrates, de reprendre le combat pour porter le coup décisif contre ce gouvernement !

Des centaines de milliers d’emploi sont menacés en particulier dans l’aéronautique, la réforme des retraites n’est pas abandonnée, pas plus que la LPPR dans les universités, les E3C, les 2S2C, la loi Rilhac sur les directeurs d’école…

De nouveaux combats se profilent : le gouvernement, les patrons, la finance, le savent et s’y préparent. Dans cette situation, le combat contre les mesures liberticides est un enjeu !

L’heure est à l’organisation de la résistance, à la préparation du combat pour en finir avec le gouvernement !

 

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