Agde - LES FAUSSES NOUVELLES* ET LES CHANTIERS DE L'HERAULT

Agde - LES FAUSSES NOUVELLES*  ET LES CHANTIERS DE L'HERAULT

Agde - LES FAUSSES NOUVELLES* ET LES CHANTIERS DE L'HERAULT

Par AGATHE / Jean Claude COUBAU, le 05 Février 2020

Curieusement, à deux jours d'intervalle, Hérault Tribune et Midi Libre font la promotion des futurs chantiers de l'Hérault, sur l'ancienne aire de grand passage des gens du voyage. Et les deux articles sont truffés de fausses nouvelles.

            Sur le permis d'aménager : n°PA 34003 18 K 0006 , il a été délivré le et signé par S.Frey. Curieusement, cette demande ne fait jamais référence au PPRI (Plan de Prévention du Risque Inondation) et à ses contraintes réglementaires. Et nous profitons de l'occasion pour rappeler que le PPRI est une servitude nationale et qu'il s'impose à tous les autres textes, y compris le Plan Local d'Urbanisme. Le journaliste d'investigation de Midi Libre aurait pu vérifier qu'Agathé n'avait jamais déposé un recours auprès du Tribunal Administratif. Par contre, notre association a bien adressé au maire d'Agde un courrier (le 1er avril 2019) faisant part de ses interrogations et la réponse du maire est suffisament floue pour ne pas répondre aux questions posées. Et ce n’est pas pour autant que le dossier est purgé.

            Autre point, si les Bâtiments de France ont émis un avis favorable, c'est pour la partie aménagement. A notre avis, il faudra aussi obtenir l'avis des Bâtiments de France pour le dossier construction et ce n'est pas forcément acquis. Plus surprenant, les deux médias passent sous silence l'avis du département que nous ne résistons pas au plaisir de citer :

            « la hauteur des bateaux, y compris mâts des voiliers, mis en carénage, ne devra pas avoir d'impact visuel pour les automobilistes circulant sur la RD 612 située au dessus de la zone ».

            On nous expliquera certainement que les caravanes avaient un impact visuel et pourquoi les bateaux n'en auraient pas.

            Dernier point, le panneau réglementaire a disparu, il a du s'envoler avec la tempête.

            Sur le PPRI : le projet est classé en zone rouge naturelle (Rn) et donc fortement réglementé.

            Les ports à sec sont autorisés sans création de remblais et sous réserve qu'ils ne créent pas d'obstacle à l'écoulement des crues.La partie technique (réparation navale ) est autorisée au niveau du terrain naturel (aucune trace de salles de réunion ou de club house).

            Sont interdits tous les travaux d'exhaussement des sols, remblais y compris. Or, Midi Libre nous annonce le dépôt de grave compactée. Cette grave compactée va-t-elle supporter les 500 tonnes du portique et de  son chargement ?  Mieux que les normes imposées pour la construction des routes et autoroutes, et incompatible avec la réglementation.

            Sur la zone Natura 2000 : les berges de l'Hérault sont classées en zone Natura 2000. Et ce n'est pas parce que la ville d'Agde s'est réapproprié la gestion de 220 mètres de rivages que cela autorise la destruction de roselières qui abritent des espèces protégées.

            Sur le permis de construire : il a été déposé la semaine dernière. Un permis qui est en instruction ne peut être consulté, c'est la règle. Nous sommes étonnés que les deux médias cités aient des informations. Écrivent-ils à la demande des promoteurs ou …. ?

            Sur le projet lui même:on croit rêver. Rien entre Barcelone et Monaco : est-ce que Sète ou Marseille ne peuvent accueillir ce genre de bateaux ?

            De 30 à 50 emplois pour l'un, 150 pour l'autre, sans parler des emplois indirects. Faudrait qu'ils se mettent d'accord.

            Après, nous doutons fort que l'Hérault permette le passage de ces splendides bateaux de plus de 40 mètres qui, pour certains, ont une quille. La rive droite droite de l'Hérault est une zone alluviale, et on n'empêchera les alluvions de se déposer au fil des crues, à moins que cela fasse comme le nuage de Tchernobyl. Une darse, peut-être, mais il faut qu'il y ait une zone autour de cette darse qui ait la profondeur désirée, peut être la moitié du fleuve. De plus, il faut qu'elle soit suffisamment longue pour accueillir des unités de 40 mètres.

            Quant aux splendides images de ces navires, avec équipage, pour les yachts, peut-être qu'on envisage de refaire revivre le Trophée Clairefontaine entre l'embouchure et le chantier.

*Fakes news pour certains

Pour le Bureau, le Président
Jean Claude COUBAU
38 rue Jean Roger

 

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