Hérault - FRONTIGNAN - 1ère pierre pour le nouveau restaurant scolaire du lycée Maurice-Clavel

Hérault - FRONTIGNAN - 1ère pierre pour le nouveau restaurant scolaire du lycée Maurice-Clavel

Hérault - FRONTIGNAN - 1ère pierre pour le nouveau restaurant scolaire du lycée Maurice-Clavel

Pour l’occasion, un texte du philosophe, écrivain et journaliste Maurice Clavel, né à Frontignan en 1920, qui clôt son film sur mai 68, Le soulèvement de la vie, a été glissé dans les murs. Un message toujours d’une brûlante actualité.

Le soulèvement de la vie, qui alterne gravures d'époques, photos et séquences fictionnelles est un chant de révolte d'une jeunesse, celle de 1968, en quête de sens face à la société de consommation. Un film qui fut censuré à la télévision française lors de sa diffusion dans l’émission A armes égales du 13 décembre 1971. Maurice Clavel, voyant son texte tronqué, quitta le plateau en lançant : "Messieurs les censeurs, bonsoir", phrase devenu célèbre pour la "Génération 68". Plus tard, Joris Ivens récupèrera les éléments du film et le remontera tel que l'avait conçu son auteur.

C’est en présence du maire, Pierre Bouldoire, de l’adjointe déléguée à l’éducation et la parentalité, Claudie Minguez, du représentant de la Région, André Lubrano, du directeur du lycée, Georges Forner, de la directrice adjointe, Farida Elhaouel et de l’architecte du cabinet CoO, Laurent Huët, que la 1ère pierre du restaurant scolaire du lycée Maurice-Clavel a été posée. Ce futur équipement de 300m², basse consommation à faible émission, muni de 10 panneaux photovoltaïque en toiture, pourra accueillir 200 élèves au sein d’un jardin paysager municipal.

Le texte de Maurice Clavel

Je m’adresse à un peuple qui, malgré bien des actes, depuis trois ans,  comparables aux mille ruisselets invisibles de la marée montante, n’a pas encore su se traduire, se répandre, se délivrer.

Je m’adresse à un peuple qui a perdu sa patrie, car il ne voit à sa place que des banques – encore heureux quand elles sont sur le territoire ! – un peuple que ses maîtres détournent de son destin par les miettes de leur festin !

Je m’adresse aux familles françaises dont le père, peu à peu asservi ou habitué aux lois de ce monde, voit son fils qui les brise, et quelquefois s’y brise, et n’ose pas l’assister !

Je m’adresse à tous ceux qui travaillent au bas de l’échelle, avec d’autant plus de vertu que peu de joie, et que l’argent facile, en haut, démoralise !

Je m’adresse à l’armée et aux forces de l’ordre, sachant leur désarroi de n’être pas aimées songeant qu’elles furent, naguère, libératrices…

Je m’adresse surtout à toute la jeunesse, et je l’appelle à dépasser les dépressions et provocations pour prendre et refaire !

Je m’adresse aux vieillards qui vont bientôt mourir en se disant qu’ils n’ont rien laissé…

Mais ce n’est pas vrai ! Tout commence, si vous avez le courage !

Si le champ, le quartier, l’atelier, l’usine, la ville, la région, le peuple enfin, prennent la parole et la gardent !

A vous de vivre, demain !

Voir l’émission A armes égales suivie du film Le soulèvement de la vie : https://www.ina.fr/video/VDD10014259

VILLE DE FRONTIGNAN (28-06-19)

 

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