COMMUNIQUÉS : BÉZIERS - EMMANUELLE MÉNARD - Prison : Emmanuel Macron ne tient pas parole

BÉZIERS - EMMANUELLE MÉNARD - Prison : Emmanuel Macron ne tient pas parole

Le chef de l'État a présenté sa vision de la sanction pénale. La nouvelle philosophie est, a priori, séduisante : moins de peines d’emprisonnement mais mieux exécutées. Quand on connaît la situation actuelle - 90 000 peines en attente d'exécution – on ne peut qu'applaudir. Mais des intentions aux actes, chacun le sait, il y a parfois un gouffre.

Que propose donc Emmanuel Macron ? D’abord, la suppression des peines de prison inférieures à un mois. Dans la réalité, cela ne changera pas grand-chose concernant la lutte contre la surpopulation carcérale puisque les prisons contiennent actuellement... moins de 300 personnes purgeant une peine de moins d’un mois !
Deuxième proposition : les peines de un à six mois seront exécutées « hors les murs », sauf décision motivée du juge. Afin de « donner du sens à la peine », la chancellerie travaille à une réécriture de l’échelle des peines pour les délits. En clair, il s'agit de réhabiliter «les interdictions, les stages de désintoxication ou de citoyenneté, le jour-amende, l’amende, le travail d’intérêt général, la probation ou le bracelet électronique », avant d’en arriver à la prison. Une question : peut-on croire sérieusement que la menace de travaux d’intérêt général ou de devoir porter un bracelet électronique va décourager des voyous souvent récidivistes ?
Reste l’essentiel : le Président est revenu sur l'une de ses promesses de candidat. Au lieu des 15 000 places de prison supplémentaires promises, seulement 7 000 verront le jour. De quoi enlever tout crédit à Emmanuel Macron quand il continue à affirmer qu’il entend réduire la surpopulation carcérale pour mieux « réinsérer les détenus ».
Voilà qui ne va calmer ni les personnels en charge de ces questions, comme les gardiens de prison, ni ceux qui ont affaire au quotidien aux voyous de tous poils, policiers nationaux et municipaux, gendarmes, ni surtout les citoyens exaspérés par une délinquance qui ne sera pas combattue par ces mesures homéopathiques.
Qu'on ne confonde pas malfrat et primo délinquant, tout le monde en conviendra. Mais, il faut
le dire et le redire, les voyous doivent être derrière des barreaux. On doit donc impérativement construire les places de prison nécessaires. Tout le reste n'est qu'effets de manches et de tribune, et, en l’occurrence, promesses non tenues...

Emmanuelle MENARD - Député de la 6° circonscription de l'Hérault (09-03-18)     1644 vues

 

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