ACTUALITES : AGGLOPÔLE - Interventions de François Liberti au conseil communautaire du 20 décembre 2018

AGGLOPÔLE - Interventions de François Liberti au conseil communautaire du 20 décembre 2018

Délibération n°1, adoption du projet de Territoire de Sète agglopôle Méditerranée.

Ce projet, fruit d’un réel travail, affiche des ambitions que l’on ne peut que partager.  Pour l’essentiel cependant, le contenu de la feuille de route et des actions à mener sont à construire, notamment en raison des contradictions sur certains domaines avec les actions et les projets portés par l’agglo aujourd’hui.

Par exemple, et à propos de l’orientation n°3, laquelle vise à sécuriser nos ressources  naturelles en ciblant la gestion de la ressource en eau potable, je crois que cela est mal parti si nous laissons la filière du Cycle de l’Eau en gestion privée (quasi-monopole de l’Entreprise Suez au gré de DSP…). Les indicateurs en matière de transparence, de rendement, de prix à l’usager) sont loin d’être optimaux, et ce, au-delà même du périmètre de l’agglo dans la région. Lors du Conseil Municipal de Sète, comme chaque année, nous avons pris connaissance  du rapport d’Activité du Syndicat du bas Languedoc pour l’eau potable, gérée par Suez sur les années précédentes, c’est entre 3 et 4 millions de m3 de perte d’eau, entre le pompage et la distribution, TOUS LES ANS. Si on y ajoute les fuites sur les réseaux communaux, on atteint 6 millions de m3 de perte. Outre le fait que ces pertes sont facturées aux usagers, le gâchis sur la ressource est considérable et totalement incompatible  avec le Projet de Territoire. Ce dernier devrait au contraire, porter l’ambition de mettre en chantier un grand projet public sur le gestion du Cycle de l’Eau.

A cet effet, nous pourrions acter le principe de la tenue d’Etats Généraux, sur la gestion du Cycle de l’eau, avec en conclusion, un référendum d’initiative citoyenne.

Par ailleurs, décrire le territoire de l’Economie Bleue de l’Occitanie, en traitant la pêche et la conchyliculture sous l’angle de l’aide à apporter aux métiers traditionnels (pêche et conchyliculture) pour adapter leur savoir-faire aux nouvelles technologies, et s’ouvrir aux métiers du futur, c’est beau à l’énoncé, mais c’est au nom de ces mutations et autres accompagnements technologique du futur, que certaines évolutions ont été catastrophiques.

L’histoire de ces 25 dernières années pour la pêche au thon, a conduit à une évolution technologique qui a fait grandir les flottes et modifier les techniques de pêche largement subventionnées par l’Europe. Cette évolution a conduit à ce que l’on sait, avec la destruction d’une partie de cette flotte moderne, qui n’avait pas plus de 8 ans d’âge, pour protéger la ressource.

L’exemple de la conchyliculture est également parlant. La filière a été poussée  vers les naissains d’écloserie, parfois génétiquement modifiés, pour privilégier le commercial. La conséquence directe a conduit à la fragilisation du produit, avec des taux de mortalité massifs de naissains, au détriment de l’élevage de naissains naturels beaucoup plus résistants, que les  professionnels, recommencent aujourd’hui et heureusement, à réutiliser.

Il serait plus innovant dans le Projet de Territoire, de porter l’objectif d’une spécificité méditerranéenne des métiers de notre littoral et lagunaire, qui existe réellement, que ni la France, ni l’Europe, dans leurs politiques de pêche, n’ont jamais reconnue, avec de graves conséquences à la clé.

Autres exemples :

  • Les menaces d’arrêt de la pêche à l’anguille par l’Europe, malgré les plans de gestion élaborés par les professionnels languedociens.
  • Les nouvelles décisions de réduire le temps de pêche pour la flotte chalutière, déjà considérablement réduite en nombre, en emplois, en jours de pêche autorisée.
  • La situation exsangue des « petits métiers » de la lagune, et les petites exploitations conchylicoles, dont les effectifs sont en chute libre.
  • La formation aux métiers de la mer au Lycée Maritime Régional de Sète, en raison de la réforme de la formation professionnelle.

La vraie innovation aurait été de défendre et  valoriser la spécificité de notre littoral, et son inscription à notre patrimoine, plutôt que des mesures cosmétiques d’accompagnement.

Je pourrais également développer sur l’emploi avec la contradiction affichée avec votre projet de l’Entrée Est, déjà largement exposé ici, ou encore le Pôle de plaisance qui doit exclure toute nouvelle pression sur les lagunes et l’Etang de Thau.

Voilà les remarques que je souhaitais faire, et pour conclure, je dirais que l’enveloppe est jolie, mais il faut construire ce projet avec des pratiques nouvelles, en phase avec la réalité de ce qui vivent les principaux intéressés. Vous pouvez compter sur moi pour ne pas lâcher le morceau.


Délibération n°35, aide au réencensement – dispositif d’aide aux entreprises conchylicoles pour la reconstitution du cheptel ostréicole

Au regard des préjudices subis par les conchyliculteurs du Bassin de Thau, suite à la malaïgue de cet été, Sète agglopôle Méditerranée, a voté 400 000 € d’aide aux conchyliculteurs.

Dans le débat, François Liberti est intervenu pour les élus de Thau Avenir / Puissance Sète le Rassemblement, afin de rappeler l’ampleur des dégâts, qui, après bien d’autres, mettent aujourd’hui en péril l’existence même des exploitations et de l’emploi.

A cet égard, François Liberti a considéré que la somme octroyée de  400 000 € est trop faible et a proposé une augmentation de l’aide à l’indemnisation. Pour sa part, le Conseil Départemental de l’Hérault ayant déjà voté une aide de 1 Million d’€.

Il a essuyé une fin de non-recevoir de la part de François Commeinhes, Président de Sète agglopôle Méditerranée, avec des arguments hors de propos, à la limite de la décence. Cela a conduit Yves Michel, Maire de Marseillan et Vice-Président de Sète agglopôle Méditerranée, délégué au Développement Economique, à considérer qu’en lien avec la Section Régionale de la Conchyliculture, il était envisageable, si cela s’avérait nécessaire,  de voter une rallonge.

Nous appelons donc chacun à la vigilance sur cette éventualité, évoquée en séance publique de Conseil Communautaire, et souhaitons à tous les professionnels de l’Etang de Thau, de belles fêtes de fin d’année.


Délibération n°48 - Tarifs assainissement au 01/01/2019 – Adoption

Cette délibération qui propose l’harmonisation de la redevance assainissement pour 120 m3 de consommation moyenne à 1.99 € HT contribue grandement à l’augmentation de la facture globale à l’usager.

On est partis de moins 1.70 € le m3 pour la plupart des communes, pour arriver à une première harmonisation à 1.70 € le m3. Aujourd’hui nous en sommes à 1.99 € HT le m3 (hors taxe Agence de l’Eau, hors cout de la modernisation des réseaux).

Pour étayer ce propos, car seule la vérité des chiffres est recevable, il faut savoir que  l’eau potable + l’assainissement, taxes comprises, se chiffrent:

Communes du territoire

Prix au m3 pour 2018

Prix au m3 pour 2019

Sète 

4.43 €

4.69 €

SAEP Frontignan

4.16 €

4.36 €

Marseillan

4.39 €

4.59 €

Gigean

4.51 €

4.72 €

 

 

 

Augmentation moyenne : 11 %

Je laisse le soin aux communes de réfléchir aux tarifs affichés chez elle avant cette 1ère harmonisation, à savoir 1.70 € le m3.

Considérant cela, j’ajouterai que lors du Conseil Municipal de Sète en date du 18 décembre, nous avons également fait la démonstration de ces augmentations. J’ai pour cela, produit mes propres factures, et pour un volume moyen annuel et régulier de 140 m3, entre 2015 et  2017, la facture s’est vue augmentée de 139.90 € pour ces 3 années.

Pour ces raison, nous voterons contre.

François LIBERTI - Conseiller communautairede Sète Agglopôle Méditerranée (21-12-18)

 

L'indécapant 1
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